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Plage du Gosier, Guadeloupe

La Guadeloupe, et les Caraïbes en général , sont des destinations chères. Mais moi, j’ai décidé de visiter ces îles en mode backpacker, comme à mon habitude. Alors voici comment j’ai fait pour ne pas trop dépenser tout en profitant des beautés de l’île. La Guadeloupe est un département d’Outre Mer, donc on est en France et les prix sont donc équivalents à la métropole, voire plus cher. Il faut donc un peu d’ingéniosité pour que le voyage ne coute pas une fortune.

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Auberge de jeunesse

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Auberge de jeunesse E-Gwada

J’arrive à l’aéroport de Pointe-à-Pitre vers 20h30, heureusement l’office de tourisme est ouvert et me réserve une tente dans la seule auberge de jeunesse de Guadeloupe : E-Gwada au Gosier. Dans l’avion, j’avais justement discuté avec un petit groupe de jeunes fêtards qui allaient au Gosier et qui ont loué un voiture, ils me déposent donc à mon auberge après m’avoir donné plein de conseils car ils viennent souvent en vacances ici et connaissent bien l’île. Une chance pour moi car il n’y a pas de transport public le soir et le taxi est plutôt cher. De plus, on arrive en pleine grève des pompistes. Arrivée à l’auberge, un ti-punch de bienvenue m’est offert par Alexi. Les touristes, là depuis plus ou moins longtemps, se trémoussent sur du zouk. Je suis tout de suite dans l’ambiance.  De plus, le wifi fonctionne très bien.

 

Hébergement Couchsurfing

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Le lendemain, je me rends chez Hugo de couchsurfing (le site internet ou les gens proposent d’héberger des voyageurs de passage) qui m’héberge dans sa collocation de cinq jeunes gens sympas au Gosier aussi. Je m’y rends donc avec un gars rencontré à l’auberge à moitié en auto-stop et à pied. Lorsqu’on arrive dans la rue et demandons notre chemin au mec dans sa voiture de la poste, voici sa réponse : « Alors vous montez cette côte, et au premier manguier, vous allez vers la droite, puis l’autre côte et au deuxième manguier, c’est à gauche. » Moi, je ne suis pas du tout forte en botanique, déjà les platanes, j’ai du mal alors les manguiers… Finalement, on trouve notre chemin après avoir vu quatre ou cinq manguiers. Et j’arrive donc chez Hugo et ses collocs, tous bien sympathiques.

 

Déplacement en auto-stop

Pour visiter l’île, l’idéal, c’est d’avoir une voiture car peu de transports publics. Les bus passent une fois par heure et après 17h, il n’y en a plus. Mais tout le monde sachant bien cela, l’auto-stop fonctionne très bien. De plus, louer une voiture n’est pas donné surtout quand on est tout seul et c’est aussi un sacré challenge en période de grève des pompes à essence, ce qui arrive plutôt fréquemment à ce qu’il paraît. L’auto-stop, c’est gratuit et en plus, c’est une façon agréable de discuter avec les locaux et les touristes, tous toujours prêts à vous donner des conseils sur quoi voir et où aller. Ils font même parfois un détour pour vous déposer où vous voulez. Lorsque j’étais en chemin pour visiter la distillerie Damoiseau au Moule, une dame m’a emmené voir une plage et un point de vue avec spot de surf avant de me déposer devant la distillerie, hors de la route principale. Et un dimanche, une jeune femme a pris le temps de faire de la place dans son coffre pour y mettre mon gros sac, alors qu’elle emmenait ses deux filles profiter du carnaval.

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Auto-stop en mode carnaval

Bien sûr les précautions habituelles sont à prendre, faire attention, tout le monde me l’a répété. Et quand les gens me demandent quels sont ceux qui me prennent en stop : locaux ou touristes ? Et bien franchement, je suis montée dans plus de 50 voitures en une semaine voire 100, et je dois dire, c’est très varié, tout le monde s’arrête : locaux comme touristes, guadeloupéens ou métropolitains, noirs, blancs, jeunes vieux, hommes, femmes, familles, personnes seules, belles voitures ou pourries, etc. Parfois je lève le pouce et la première voiture qui passe m’embarque.

 

Camping

camping-guadeloupe

Le camping sauvage n’est pas autorisé en Guadeloupe normalement, mais il y a quelques endroits tranquilles où on peut mettre sa tente. Mon hôte couchsurfing Hugo fait un stage à Malendure en Basse Terre, c’est aussi l’endroit où faire de la plongée sur la Réserve Cousteau, je me rends donc avec lui là-bas en auto-stop, et pour dormir, nous montons les tentes sur la plage de la petite Malendure. On rencontre même un couple qui a une voiture mais qui dort en hamac et est donc à la recherche de deux arbres à bonne distance pour accrocher leur hamac.

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Pour manger, on fait un feu pour cuire les pattes, ce qui nous prend plus d’une heure car il a pas mal plut dans la journée. En tout cas, c’est bien sympa cette aventure roots en plein milieu d’un pays civilisé !

coucher de soleil, plage malendure, guadeloupe

Le lendemain, alors que le soleil se couche, Hugo discute avec un Argentin au bar de plage en buvant un ti-punch, et l’Argentin qui dit : « Ah c’est donc vous les tentes sur la plage ! », lui est sur son voilier tout seul et nous offre tout de suite de nous héberger sur son bateau, et voilà le couchsurfing-voilier. De plus, il se trouve qu’il partira ensuite vers la Martinique et que j’embarquerai avec lui, la suite au prochain épisode.

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Merci à mes hôtes couchsurfing et à tous ceux qui m’ont prise en stop. Merci d’avoir rendu mon séjour si riche, facile et agréable.

Par Emilyz

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Voyageuse cinéphile et réalisatrice, Emily parcourt le monde et partage ses voyages à travers des documentaires, des photos et des articles sur son blog. Rejoignez-la sur son profil Google+

19 Commentaires

  • quoi t’as dormi sous une tente??? ah bien c’est nouveau ça!! et dire que j’ai eu toutes les peines du monde à te convaincre pour le festival à Arras… mais bon, c’est vrai qu’en Guadeloupe, ils fait meilleur… mais doit y avaoir plus de bestioles aussi non?


    • Ahah, j’ai pensé à toi justement car je n’avais pas dormi sous tente depuis Arras. Mais enfoncer les piquets dans le sable c’est plus facile!
      Non pas de bestioles, j’ai même eu un peu froid la nuit. En tout cas, je ne me suis pas faite prier pour dormir sur le voilier le lendemain à la place…


  • En même temps, les platanes, ils ont pas du trop t’enquiquiner pour t’y retrouver à la Guadeloupe au milieu des manguiers ! 🙂


  • Moi qui ai eu et qui ai encore tant de collègues guadeloupéens, j’entends parler de leur ile depuis de nombreuses années et je n’y ai fait qu’une halte. Il va falloir vraiment que j’y aille et que je m’y attarde car ca a l’air de valoir vraiment le coup. J’attends l’article sur la Martinique pour voir ce que tu en dis…


  • ahaah j’ai la même photo de camping sauvage en Corse mais avec le réchau et la bouteille de rouge devant les 2 tentes. Personnellement je pense que l’on peut faire du camping sauvage a condition d’être très rigoureux avec le feu et les déchets. Apres c’est vrai que quand t’es en rando c’est pas très agréable de voire la famille de touristes Italiens se réveiller à 10h en calçon au mieux de nullepart. Il faut que les tentes soit démontées au lever du jour selon moi


  • Tu as fait de l’auto-stop seule alors là-bas ? Comme d’habitude tu le fais avec Sarah, je me demandais si ça se passait bien toute seule, si tu avais des remarques, des réflexions…


    • Anick-Marie, en fait c’est Sarah qui fait toujours du stop avec moi 🙂 mais sinon moi j’en ai fait avec Sarah mais aussi beaucoup toute seule depuis plusieurs années déjà et un peu partout dans le monde. Et oui je trouve toujours que ça se passe très bien. C’est peut-être même un peu plus rapide seule qu’à deux. En tout cas, dans les îles en général, ça marche super.


  • Nathalie

    Répondre

    Salut!
    Je voyage (à deux, avec mon copain) en stop aussi, et suis en Martinique en ce moment : ici, pas d’auberges de jeunesse et un seul camping (à Ste Anne)! Pour le camping sauvage, préférer les plages isolées où l’on arrive seulement à pied… Par contre, le couchsurfing marche très bien ici.
    Le stop n’est pas difficile mais sur de courtes distances, et sans essayer de traverser Fort-de-France!
    Bon séjour en Martinique! Quelle sera la prochaine étape? 🙂


    • Cool, merci pour ces conseils de camping en Martinique. En Martinique, comme en Guadeloupe, j’ai aussi tout visité en auto-stop et ça marchait très bien aussi; pour les plus longues distances (enfin rien n’est très loin), ça marche bien aussi, il faut juste prévoir plus de temps et changer de voiture beaucoup plus souvent.
      En fait, maintenant je suis à Trinidad.
      Bon voyage à vous.



    • Question sécurité, aucun problème pour moi. Comme partout, il faut faire attention et éviter de rentrer en auto-stop la nuit.


  • Dana@pal

    Répondre

    Ce séjour a l’air de s’être admirablement bien passé! Et apparemment les gens sont chaleureux en Guadeloupe. ça donne envie d’y aller.
    ça m’a bien fait rire l’anecdote du manguier. C’est un point de repère assez original je dois dire!



    • sur la plage de la petite malendure comme je le dis dans l’article. Je n’ai pas fait plus de camping sauvage après mais je sais qu’il y a plein d’autres endroits car le couple qu’on a rencontré en hamac faisait cela tous les soirs.


  • Il vrai qu’en Guadeloupe, on ressent beaucoup cette accueil chaleureuse : rendre service, sourire… Le pays est beau et les gens qu’on y rencontre très souvent sympas.



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